ESPACEJEANGIONO
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EXPOSITIONPERMANENTEET
BIBLIOTHÈQUE

Présentation générale

L'Espace Giono est situé à Lalley, sur le lieu même des séjours de l'écrivain, à deux pas de la maison de son amie le peintre Edith Berger.
Il réunit une bibliothèque et une exposition permanente "Le Trièves de Giono", qui s’attache à rendre compte du lien étroit qui a uni le territoire et l'écrivain.

" C’est de ce pays au fond que j’ai été fait pendant presque vingt ans ".
A Giono le Provençal répond ainsi Giono le Dauphinois. Mais rien ne serait plus dommageable que de lire son œuvre comme celle d’un auteur régionaliste. Il n’est pas le chantre de la Provence ; il n’est pas plus celui du Trièves.
S'il campe une grande part de son œuvre dans ce pays, son imaginaire a recomposé les paysages et transformé les hommes, les a transfigurés pour mettre en scène les drames et les affrontements. Cet intime lieu de mémoire, où la littérature et l’écriture tiennent la première place, évoque un Trièves heureux où l'écrivain admire une campagne riante (Les Vraies richesses), tranquille (Rondeurs des jours) et habitée. Cette même campagne qui apparaîtra aride et vindicative (Les Ames fortes), théâtre du diable (Faust au village) et de l’ennui (Un roi sans divertissement). Et dont il se sent membre de la communauté au point d’affirmer " Moi je peux dire que je suis d’ici ".

 

Historique

Entre 1931 et 1948, Jean Giono effectue plusieurs séjours dans le Trièves à Tréminis et à Lalley. Plusieurs de ses romans situent le cadre de leur action sur ce territoire, empruntent des personnages au pays. C’est ainsi que le Trièves imprègne profondément l’œuvre de Giono, au point qu’il le dira lui-même " C’est de ce pays au fond que j’ai été fait pendant presque vingt ans ".

En 1995 déjà, le Trièves célébrait le lien qui a uni Jean Giono au territoire. Plusieurs manifestations étaient organisées localement pour célébrer le centenaire de la naissance de l’écrivain.
Dans le même temps, le Musée Dauphinois-Conservation du Patrimoine de l'Isère réalisait l’inventaire du patrimoine du Trièves et préparait sa mise en valeur.
Un ouvrage, Le Trièves de Giono, était ainsi édité.
Mais, en ces terres qui ont si profondément marqué son œuvre, il s’avérait nécessaire de rendre un hommage particulier et permanent à l’auteur des Ames fortes.
La commune de Lalley, où il a souvent résidé, a saisi l’opportunité de ce projet et le lien qui pouvait être fait avec la bibliothèque publique dont elle souhaitait se doter.
L'Espace Giono a ouvert en juillet 2001.

 

Thèmes évoqués par l'exposition

Une présentation rapide de Jean Giono, écrivain du XXe siècle, né et ayant vécu toute sa vie à Manosque, permet de situer le Trièves dans un contexte de vie et d’écriture.
Puis, de la rencontre avec Edith Berger, s’organise une rencontre intime avec le Trièves.
Un Trièves heureux tout d’abord, où il admire une campagne riante, tranquille, active et habitée. Il y exalte alors la ruralité, porteuse des " vraies richesses ".
Puis le paysage s'assombrit et son propos s'attache au côté noir de l'homme et du pays : une campagne aride, rapace et vindicative qui est le théâtre de l'ennui, du diable (Faust) et de la mort.
C'est pourtant cette campagne et ses habitants qu'il adopte au point de s'y inclure parfois et d'en faire son "village".